NT Global Hotel : l'arnaque TikTok ruine le fenua | 23.6 Radio


09 février 2026

NT Global Hotel promettait des revenus faciles juste en cliquant sur des publicités.

Plusieurs Polynésiens ont investi des milliers de Fcfp dans cette plateforme. En quelques semaines, tout s'est effondré, laissant les victimes sans un sou. Cette arnaque, déjà signalée en Nouvelle-Calédonie, a séduit le fenua via TikTok et les réseaux sociaux.

L'inscription de base au Tiers 1 coûtait 150 USDT, soit environ 15 000 Fcfp. L'entreprise assurait rembourser rapidement grâce à des gains de 144 USDT par mois pour seulement 6 clics sur des pubs. Des logos rassurants d'Airbnb, Booking et Expedia ornaient la plateforme. À mesure que les paliers montaient, les exigences explosaient : le Tiers 3 demandait 1 500 USDT (150 000 Fcfp) et l'obligation de recruter cinq personnes.

De nombreux signaux d'alarme auraient dû alerter les victimes. Le site utilisait l'extension .lol, peu sérieuse. La photo de "Sarah Johnson", présentée comme hotel manager, provenait d'une banque d'images. Les adresses fluctuaient entre New York et le Texas. Les fondateurs se cachaient derrière des pseudos. Les patentes ISPF au nom d'un certain "Paul" concernaient des activités absurdes comme la location de vidéocassettes.

La représentante fiscale locale affichait une simple accréditation DICP, un formulaire administratif sans vérification approfondie des activités. Le 31 janvier, un grand événement à Paea attirait des centaines de personnes. L'association distribuait riz, huile, téléphones et électroménager pour gagner la confiance. Mais juste après, les retraits devenaient impossibles.

Les victimes qui protestaient dans les groupes Telegram se faisaient bannir. La société annonçait sa liquidation et exigeait même une "amende" pour récupérer les fonds investis. La représentante locale, elle-même piégée via Facebook par une mystérieuse "Emily", s'est excusée publiquement et a porté plainte. Une enquête est en cours.

Des milliers de Fcfp se sont envolés dans cette pyramide déguisée. La DICP précise n'avoir aucun contrôle sur la réalité des activités lors de l'attribution des accréditations fiscales.