Macron lance une étude "jeux vidéo et violence" chez les jeunes | 23.6 Radio


08 février 2026

Emmanuel Macron veut une étude scientifique sérieuse sur l'impact des jeux vidéo chez les enfants et ados.

Annoncé dans une interview Brut, ce travail de 2 mois mobilise experts et le Conseil national du numérique. Objectif : mesurer les vrais effets cognitifs, sociaux et comportementaux avant toute décision.

Le déclencheur ? Une vidéo virale d'une prof furieuse réclamant l'interdiction des jeux après l'agression d'une collègue à Sanary-sur-Mer par un ado. Elle cite des gosses de 7-8 ans sur Fortnite. Macron nuance : "Certains jeux éducatifs développent des compétences en réseau. Mais 5-6h par jour à tuer des gens, ça conditionne à la prédation." Il insiste sur la responsabilité parentale et les classifications PEGI.

Pourtant, le SNJV et les pros rappellent que de nombreuses études mondiales (APA, Oxford...) ne trouvent aucun lien direct entre jeux violents et violence réelle. Les causes de comportements agressifs relèvent plutôt du social, du familial ou du psychologique. Ironie du timing : Rachida Dati décorait hier les créateurs de Clair Obscur : Expedition 33.

Epic Games réagit rapidement. "Fortnite offre 48 000 jeux PEGI 3 ou 7 : chasses au trésor, musique entre amis. Nos outils parentaux bloquent l'accès aux PEGI 18 et limitent le temps de jeu", explique Cat McCormack, porte-parole.

Macron fait du damage control sur X : "J'ai énervé les gamers, mais j'ai toujours soutenu cette industrie créative et ses emplois. Ce n'est pas pour interdire : c'est pour des faits scientifiques. Beaucoup de parents constatent que leurs enfants jouent jour et nuit à des jeux PEGI 18."

Le vrai débat porte sur la parentalité numérique : contrôles parentaux, respect du PEGI, gestion du temps d'écran.

Macron touche un point sensible, mais recycle un vieux cliché.