01 février 2026
Vendredi matin, les brancardiers du CHPF à Taaone ont décidé de faire entendre leur voix dans les médias.
Au bloc opératoire, ils ne sont que huit à assurer les transferts de patients, en enchaînant les kilomètres chaque jour dans les couloirs de l’hôpital. Avec le soutien du syndicat autonome du personnel hospitalier (CSIP), ils dénoncent leurs conditions de travail et alertent sur des dysfonctionnements quotidiens, avec un mot d’ordre clair : « Soutenez-nous ».
Face à cette grogne, la direction de l’hôpital du Taaone a rapidement réagi. La directrice, Hani Teriipaia, évoque un contexte d’absentéisme régulier, mais affirme que des mesures fortes ont été prises pour que la prise en charge des patients ne soit jamais impactée. Elle met en avant un renforcement « exceptionnel » des effectifs : 21 agents au pôle hospitalisation, 16 aux urgences et 8 au bloc opératoire, avec l’arrivée de nouveaux brancardiers pour compléter les équipes.
L’objectif affiché est de compenser les arrêts maladie, de permettre aux agents de poser leurs congés et de réduire la charge de travail de ceux qui restent en poste. Selon la direction, ces décisions ont déjà été discutées avec les représentants du personnel, et le dialogue se poursuit. Hani Teriipaia insiste sur la priorité donnée à la protection des agents et à la stabilité de leurs conditions de travail, tout en regrettant la diffusion d’« informations imprécises » autour de la situation.
Entre fatigue des équipes sur le terrain et volonté de la direction de calmer le jeu, le CHPF tente d’éviter que la tension ne monte davantage. La balle est désormais dans le camp du dialogue social pour que brancardiers, syndicats et direction trouvent un terrain d’entente durable, sans que les patients ne soient pris en otage de ce bras de fer interne.