27 janvier 2026
Les gendarmes ont frappé fort lundi matin à Mahina : perquisition à la maison familiale d'Ariitea Putoa, ex-champion de boxe déjà connu de la justice.
L'opération d'envergure à Ahonu cible un dossier blanchiment aggravé. Une dizaine de personnes interpellées, voitures de luxe saisies, garde à vue en cours au fenua.
Putoa n'en est pas à son coup d'essai. Condamné en 2022 pour trafic d'ice, puis en 2023 pour blanchiment aggravé, l'ancien boxeur se retrouve de nouveau dans le viseur. À ce stade, l'enquête judiciaire reste confidentielle, mais les autorités n'ont rien trouvé en drogue lors de la fouille. Reste le blanchiment au centre des investigations.
L'affaire dépasse le pénal et secoue la boxe locale. Membre de la Polynesian Boxing Association, Putoa met la fédération en porte-à-faux. Son président Tauhiti Nena, candidat à Papeete, martèle les règles strictes : tests antidrogue systématiques, sanctions lourdes pour fautes graves, puis réinsertion. "Les gens qui dérapent vont en prison", résume-t-il.
À Mahina, ça s'invite dans la campagne municipale. Hinoi Fritch, autonomiste, évoque un terrain loué indirectement à Putoa via une roulotte revendue. Damas Teuira tire la sonnette d'alarme sur les "satellites business" qui grossissent dans la commune : "Les parents s'inquiètent pour leurs enfants, on alerte les autorités." Les candidats se distinguent dans l'urgence.
Les habitants de Mahina respirent mal cette actualité à répétition. Trafics de stupéfiants, blanchiment : la commune veut tourner la page. À Tahiti, cette opération relance les débats sur le milieu sportif et la politique locale. L'enquête dira la suite, mais le coup de filet marque les esprits dans le fenua.