The Weeknd signe un accord inédit d’un milliard de dollars | 23.6 Radio


17 décembre 2025

L’artiste canadien The Weeknd, de son vrai nom Abel Tesfaye, vient de conclure un accord historique avec le fonds d’investissement américain Lyric Capital Group.

Selon Variety, cette collaboration révolutionne la manière dont les artistes peuvent exploiter leurs catalogues. Loin d’une cession classique, l’opération d’une valeur estimée à un milliard de dollars repose sur un modèle inédit qui préserve les droits de l’artiste.

Ce partenariat couvre l’ensemble du catalogue de The Weeknd jusqu’en 2025. Contrairement à de nombreux artistes ayant vendu leurs œuvres à des groupes financiers, le chanteur conserve 100 % de la propriété de ses enregistrements et de son édition musicale. Lyric Capital détient seulement une participation minoritaire de 25 %, principalement financée par de la dette, tandis que Tesfaye et son manager, Wassim “Sal” Slaiby, gardent la totalité du contrôle créatif sur le catalogue.

Un représentant de l’artiste précise que la philosophie de l’accord repose sur la liberté et la durabilité. “Abel ne souhaitait pas vendre son catalogue”, explique-t-il. “Il voulait créer un modèle plus innovant, où l’artiste reste maître de sa vision et de ses droits.” Cet arrangement redéfinit la notion de partenariat entre les créateurs et les investisseurs.

Cette structure diffère radicalement des ventes complètes de catalogues devenues populaires ces dernières années. À titre de comparaison, le groupe Queen a cédé ses masters à Sony pour 1,27 milliard de dollars, tandis que le patrimoine musical de Michael Jackson a été valorisé à 1,25 milliard lors d’une transaction similaire. Dans le cas de The Weeknd, l’accord assure au chanteur la pleine propriété de ses enregistrements emblématiques, dont les titres “Blinding Lights” et “Save Your Tears”.

Cette approche marque un tournant dans l’industrie musicale mondiale, où les artistes cherchent de plus en plus à conserver la main sur leurs créations tout en attirant de nouveaux partenaires financiers. Même à Tahiti, où la scène musicale indépendante se développe, ce type de modèle inspire les musiciens du fenua désireux de conjuguer liberté artistique et viabilité économique.