Mort d'Ali Khamenei : la fin de règne du guide suprême | 23.6 Radio


28 février 2026

La République islamique vient de perdre son pilier central.

Ali Khamenei, Guide suprême de l'Iran pendant trente-six ans, est mort à 86 ans des suites des frappes américano-israéliennes du 28 février. Ciblé précisément dans l'opération "Fureur épique", ce religieux discret devenu leader absolu tire sa révérence au moment où son régime vacille comme jamais.

Successeur de l'ayatollah Khomeyni, fondateur charismatique de la révolution de 1979, Khamenei n'était encore qu'un simple clerc le 4 juin 1989. Lors de son élection par l'Assemblée des experts, il avait feint l'humilité, plaidant son indignité pour la fonction suprême. Mais cette humilité était-elle sincère ou manœuvre calculée ? Son règne répondra : intransigeant, brutal et secret jusqu'à la fin.

À la tête d'un régime obsédé par sa survie, Khamenei a su écarter tous ses rivaux avec une impitoyabilité rare. Jamais d'interview à un journaliste étranger, jamais de faille publique. Il a isolé son pays du monde, réprimé sa population au nom de la religion chiite et soutenu des proxies régionaux pour projeter sa puissance. Sous son autorité, Téhéran est devenu une puissance balistique et nucléaire naissante.

Les frappes de ce samedi ont visé le cœur du pouvoir : quartier Pasteur, résidence du Guide. Confirmée par les médias iraniens, sa mort crée un vide immense au sommet. Pendant que les Gardiens de la Révolution ripostent contre les bases US du Golfe, la succession s'annonce explosive dans un pays déjà frappé par une campagne aérienne tous azimuts.

Cette disparition marque la fin d'une ère sanglante au Moyen-Orient. Donald Trump avait promis la chute des mollahs : l'histoire semble lui donner raison. L'Iran entre dans l'inconnu, entre effondrement du régime et soulèvement populaire. La région retient son souffle.