Restauration scolaire : Taro et uru locaux | 23.6 Radio


09 janvier 2026

Un projet majeur pour l'agriculture locale a été signé jeudi au haut-commissariat entre le haut-commissaire, le président du Pays et la Banque des Territoires.

Le programme TAVIVAT (Transition agroécologique vivrière et agro-transformation) entre dans sa phase de réalisation avec 1,64 milliard de francs de financement, partagé équitablement entre l'État et la Polynésie française.

L'objectif est clair : développer la production et la consommation de produits vivriers traditionnels (taro, uru, bananes, patates douces, manioc) en agroécologie. La restauration scolaire servira de levier structurant pour absorber cette production locale. Dix communes pilotes ont été choisies dans tous les archipels : Nuku Hiva, Ua Huka, Bora Bora, Mahina, Taputapuātea, Huahine, Taha'a, Teva I Uta, Rimatara et Rurutu.

Ces démonstrateurs territoriaux mobiliseront producteurs vivriers, transformateurs et porteurs de projets. L'idée est de sécuriser des débouchés stables pour les agriculteurs du fenua, d'offrir une alimentation plus saine aux enfants et de renforcer l'autonomie alimentaire des îles. Après une phase de maturation France 2030 (35,8 millions) cofinancée par le Pays (110,1 millions), le projet passe à la vitesse supérieure.

La Polynésie française bénéficie aussi du projet SATAAP pour la sécurité alimentaire des atolls Tuamotu. Ces initiatives s'inscrivent dans une stratégie globale avec la convention État-Pays et le contrat de développement, soit près d'un milliard de francs annuels pour transformer l'agriculture tahitienne.

À Tahiti et dans les îles, TAVIVAT change la donne pour les produits du ma'ae local. Les enfants des écoles vont bientôt manger du taro et de l'uru cultivés à deux pas de leur classe.

Crédits Photo : @PrésidencePolynésieFrançaise