12 mars 2026
Face à l'embrasement du conflit entre l'Iran et l'alliance israélo-américaine, le gouvernement de la Polynésie française passe en mode "protection maximale".
Alors que le baril de pétrole a brièvement franchi la barre symbolique des 119 dollars le 9 mars dernier, le Pays a immédiatement réagi pour éviter que la facture ne retombe sur ton portefeuille. La stratégie est claire : anticiper pour ne pas subir.
Première info rassurante : il n'y a aucun risque de pénurie à court terme. Un navire transportant plusieurs millions de litres d'hydrocarbures fait actuellement route vers nos côtes, et les stocks de sécurité garantissent déjà plus de trois mois d'autonomie pour les services vitaux (hôpitaux, secours, aéroport). Pour maintenir les prix à la pompe à leur niveau actuel, le gouvernement va mobiliser une enveloppe massive de 4 milliards de francs Pacifique. Le Fonds de régulation des prix des hydrocarbures (FRPH) jouera son rôle de "tampon" pour absorber la hausse mondiale du pétrole.
Mais cette crise mondiale souligne aussi notre fragilité. Pour le gouvernement, c'est le moment d'accélérer sur l'autonomie du territoire. Cela passe par le programme "Tama'a maita'i" pour manger local, mais aussi par une intégration plus forte des produits de nos agriculteurs et pêcheurs dans les cantines (qui, on le rappelle, tendent vers la gratuité au collège et lycée). Plus on consomme "Made in Fenua", moins on dépend des navires qui traversent des zones de tension comme le détroit d'Ormuz.
L'exécutif garde aussi un œil très attentif sur Air Tahiti Nui. Avec un baril qui joue au yoyo au-dessus des 100 dollars, la compagnie au tiare est en première ligne face à la hausse des coûts du kérosène. Entre le plan de redressement de Lionel Guérin et l'instabilité géopolitique, le ciel polynésien est sous haute surveillance. Sur 23.6 Radio, on reste connectés aux prochaines annonces du conseil des ministres pour te dire si les prix bougent, mais pour l'instant, le bouclier est bien en place !