Les États-Unis capturent Nicolas Maduro lors d’une opération militaire au Venezuela | 23.6 Radio


03 janvier 2026

Les États-Unis ont lancé dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026 l’opération Absolute Resolve, une série de frappes aériennes sans précédent au Venezuela, suivies de la capture et de l’exfiltration du président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores.

Donald Trump s’est félicité de ce « succès » lors d’une « attaque de grande envergure » contre Caracas et d’autres sites, après des mois de tensions incluant un blocus naval et des frappes sur des navires narcotrafiquants. La ministre de la Justice Pamela Bondi a annoncé que le couple sera bientôt jugé aux États-Unis pour narcoterrorisme et complot d’importation de cocaïne.

Officiellement, Washington vise le « Cartel de los Soles », accusé de diriger le narcotrafic depuis le gouvernement vénézuélien, avec Maduro comme chef selon un acte d’accusation new-yorkais de 2020. Le Département du Trésor l’a classé organisation terroriste en 2025, justifiant des saisies de biens à 700 millions de dollars. Maduro dément et accuse les États-Unis de viser ses réserves pétrolières, les plus importantes au monde, pour les exploiter via Chevron et d’autres majors américaines.

Les tensions remontent aux sanctions de 2014 sous Chávez et Maduro, durcies en 2019 par Trump pour « asphyxier » le régime socialiste. Malgré la reconnaissance de l’opposant Edmundo González par Biden en 2024, Maduro est resté au pouvoir après une élection contestée. Trump promet une implication forte dans l’industrie pétrolière vénézuélienne tout en maintenant l’embargo, confirmant les enjeux énergétiques au-delà du narcotrafic.

L’opération a provoqué des explosions à Caracas, Miranda, Aragua et La Guaira, avec des victimes inconnues. Le Venezuela dénonce une « agression impérialiste » et appelle l’ONU. La France et le Royaume-Uni critiquent une violation du droit international, tandis que Trump présente cela comme une défense de la « liberté du peuple vénézuélien » et un test pour son « Amérique d’abord » en Amérique latine.

Crédits Photo : @AFP/STR