Rosalia entre dans les annales musicales.
Samedi soir à Manchester, la chanteuse catalane a remporté le prix d'Artiste internationale de l'année aux BRIT Awards 2026, devenant la première Espagnole à décrocher cette consécration devant Bad Bunny, Lady Gaga et Taylor Swift. Son album "LUX", acclamé comme un chef-d'œuvre, a dominé cinq pays dès sa sortie.
Mais la vraie magie opère sur scène. Rosalia livre la performance incontestée de la soirée avec "Berghain", piste centrale de "LUX". Accompagnée d'un orchestre symphonique et de 45 choristes en blazers, elle ouvre en mode opéra avec des cordes tonitruantes. L'élégance lyrique explose soudain en techno rave percutante, fusionnant clubs berlinois et grandeur symphonique.
Le clou du spectacle arrive à mi-parcours. Björk, icône islandaise absente des cérémonies depuis des années, émerge d'un halo de brume. Robe bleue avant-gardiste d'Amit Aggarwal, headpiece flottant, elle fend les choristes pour chanter son couplet en anglais. Les deux voix, si différentes, créent un dialogue sonore hypnotique sublimé par des danseurs rituels.
Cette première exécution live de "Berghain" transforme les BRIT Awards en expérience théâtrale immersive. Rosalia en Vivienne Westwood nuptiale, Björk en architecture moléculaire : l'esthétique atteint des sommets. Synthés pulsants, stroboscopes, chorégraphie club : le chaos berlinois rencontre l'opéra contemporain dans une apothéose électrisante.
Manchester tremble, les réseaux s'enflamment : "À couper le souffle", "Art pur", "Retour Björk épique". Olivia Dean rafle quatre prix, Lola Young meilleure nouvelle artiste, mais Rosalia redéfinit la performance live. Sa Lux Tour 2026 s'annonce monumentale avec l'orchestre du London Symphony Orchestra en toile de fond.