L'Assemblée nationale a voté ce lundi l'article clé d'une proposition de loi qui va changer la donne pour les ados.
Dès la rentrée 2026, interdiction totale d'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans en France. Soutenu par le gouvernement et Macron, ce texte positionne la France comme l'un des pays les plus stricts d'Europe sur la protection des mineurs en ligne.
Le seuil de 15 ans n'est pas choisi au hasard. La ministre du Numérique Anne Le Hénanff explique qu'il correspond à la majorité sexuelle et au passage collège-lycée. L'article adopté à 116 voix contre 23 impose aux plateformes une vérification d'âge efficace. Pour les nouveaux comptes, ça démarre à la rentrée 2026 ; pour les anciens, tout le monde concerné d'ici janvier 2027.
Le texte porté par le groupe Renaissance doit encore passer au Sénat mi-février. S'il est adopté définitivement, la France rejoindrait l'Australie (interdiction <16 ans depuis décembre) dans le club des pays intransigeants. Les débats ont aussi évoqué l'interdiction des smartphones au lycée, déjà en place dans le primaire et le collège.
Côté votes, gouvernement, RN-UDR, communistes, indépendants et la plupart des écologistes ont dit oui. LFI a voté contre, les socialistes se sont abstenus. Les critiques pointent un "paternalisme numérique" et une réponse jugée trop simpliste. Neuf associations de protection de l'enfance préfèrent responsabiliser les plateformes plutôt que bannir les mineurs.
Au fenua, cette loi métropolitaine va forcément impacter les familles polynésiennes. Les lycéens de Papeete, Moorea ou des îles devront dire adieu à TikTok et Insta avant 15 ans.
Les parents kiffent, les ados moins. Mais la santé mentale des mineurs prime.