Le monde agricole polynésien est sous le choc après la découverte d’un acte de malveillance d'une rare cruauté.
Raiarii Crawford, un professionnel passionné installé depuis 18 ans dans la vallée de Papenoo, a découvert une scène de désolation absolue lors d’une visite de routine sur son rucher. Sur les 16 ruches que comptait son exploitation, 11 ont été sauvagement vandalisées, brûlées ou intoxiquées. Ce sabotage ciblé a entraîné la mort immédiate et brutale de près de 800 000 abeilles. Face à ce désastre, l'apiculteur a immédiatement déposé une plainte officielle, et une enquête de gendarmerie est désormais en cours pour tenter d'identifier le ou les auteurs de ce carnage.
Pour ce professionnel, qui a exercé les métiers de professeur d’EPS et de gardien de la paix avant de se dévouer à la terre, l'origine humaine et criminelle ne fait aucun doute. L'hypothèse d'une épidémie foudroyante a rapidement été écartée, la disposition des cadavres de butineuses à l'extérieur comme à l'intérieur des structures pointant directement vers l'utilisation massive d'un produit pesticide. Au-delà du préjudice financier colossal et de la détresse émotionnelle de voir des années de dur labeur réduites à néant, Raiarii Crawford tire la sonnette d'alarme sur la portée écologique de ce geste.
Il rappelle avec émotion le rôle absolument vital et irremplaçable des pollinisateurs pour la survie de notre écosystème et de l'humanité, condamnant l'inconscience totale de ceux qui s'en prennent ainsi au vivant.
Crédits Photo : @RaiariiCrawford